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Parc national de Talassemtane

  • Talassemtane
  • Talassemtane

Le parc national de Talassemntane s’étend en grand partie sur la province de Chefchaouen, tout en empiétant sur la province voisine de Tétouan. On constate l’existence de trois réseaux de route qui relient ce parc à ces environs et aux autres villes régionales et nationales. Il s’agit des réseaux de route nationale, régional et pistes.     

Le premier réseau de route nationale est relativement en bon état et goudronné depuis les principales villes qui l’entourent. A partir du Nord, on y arrive par Tanger et Tétouan, depuis l’ouest, par Larache, et du sud par Ouazzane. Cette dernière voie constitue ainsi le passage vers Rabat, Casablanca, Fès et Meknès, considérées comme les principales entrées du tourisme intérieur. 

Au niveau provincial, les routes principales d’accès au parc passent par la ville de Chefchaouen, la commune rurale de Bab Taza et la ville d’Oued Lou. On y accède aux deux premières par la P28, axe qui relie les villes portuaires de Sebta (Ceuta) et de Tétouan à Melilla et à Oujda. La seconde voie d’accès est constituée d’une route secondaire (8304) reliant l’axe principal susmentionné à la côte méditerranéenne à la hauteur de la commune d’Oued Laou. Une quatrième entrée est en cours d’aménagement depuis Assifane, localité située sur une route secondaire qui part de la route principale P28 à l’extrême sud-ouest du parc.  

Malgré le relief abrupt de cette zone du Rif occidental, le parc offre un réseau routier assez dense et varié. Alors que le réseau secondaire, récemment goudronné en bonne partie, relie de nombreux villages, comme la route Oued Laou-Chefchaouen-Assifane. Cependant, le réseau routier est moins étendu que le réseau principal d’accès au parc ainsi que le réseau des pistes.   

Ce parc est avant tout, un parc montagneux, caractérisé spécialement par une orographie abrupte, ce qui rend son accessibilité très réduite (75٪ de la superficie de cette province possède des pentes supérieures à 20٪). Le relief y est principalement constitué par une succession de crêtes et d’imposants versants qui tombent à pic, avec très peu de plaines et de plateaux, à l’exception dans certaines zones côtières, comme Oued Lou et Bou Ahmed.    

Le parc abrite plus de 750 espèces végétales appartenant à 103 familles dont 56 sont endémiques. Il y a 11 espèces forestières majeures. La Sapinière (Abies maroccana) y constitue la forêt la plus originale. Autrefois fortement forestier, ne restent que des reliques d’écosystèmes forestiers dont les sapinières (3.000ha) constituent une formation unique de toute l’Afrique du Nord. 

Talassamentan héberge également une quarantaine de mammifères dont les plus remarquables sont le Singe Magot et la Loutre. Plus de 100 espèces d’oiseaux, dont certains rapaces rares (Aigle royal) s’observent au niveau du site. Les reptiles et les amphibiens y sont également représentés par une trentaine d’espèces. Le taux d’endémisme est aussi très élevé (35 %).

Greniers collectifs d’Al-Kalaa 

  • Le Nord-Ouest du Maroc a utilisé différentes techniques de stockage du grain selon les zones. S’il est parfois emmagasiné dans une pièce de la maison, la méthode la plus courante est le silo enterré (matmora). La plus étonnante est le grenier sur pilotis qu’on trouve dans le Rif occidental, et plus précisément chez la fraction tribale des Beni Zejjel, relevant de la grande tribu des Ghomara. Situé à quelques km au Nord-Est de la ville de Chefchaouen, sur la route menant au bourg al-Kelaa, ce site des greniers collectif, connu localement comme Aqrar est une variante originale du grenier fortifié collectif du Maroc. Ce type de « grenier sur patins » n’est pas unique, mais il existe en Espagne, le « Hórreo » surélevé sur de courtes piles en pierre sèche, est bien connu – et depuis le Néolithique – dans les monts Cantabriques. Ceux d’el-Kalaa adoptent la même forme architecturale que celles d’Espagne, alors que les matériaux de construction demeurent partiellement identiques, à savoir la pierre locale, le bois, le chaume, avec une certaine différence au niveau des techniques de construction.   
  •   La maintenance de ces groupements historiques a été assurée par l’ensemble de la communauté tribale, selon le droit coutumier local qui déléguait la surveillance à un gardien de confiance.  

Pont de Dieu à Akchour

  • Ce pont naturel reflète la formation géomorphologique la plus singulière du parc de Talassmentane. Ce Pont de Dieu est sous forme d’une arche naturelle, d’une taille impressionnante servant comme pont entre les deux rives par les habitants locaux, mais surtout par les excursionnistes. Sa visite s’avère impressionnante et obligée pour la plupart des randonneurs. Récemment, ce passage a été objet d’une initiative de mise en valeur consistant en l’aménagement d’un sentier assez fréquenté.